Ici dans les Caraïbes sur l’île d’Hispañola, le petit Jérémias a vécu le plus grand changement dans sa courte vie… Le 5 janvier (J1) il a vu entrer subitement dans sa vie deux étrangers: mais que me veulent-ils???? Avant le J1 on a eu les trois, trois petits jours de « socialisation » à raison de 2 heures par jour, ce fut extrêmement court. J1-J2 ont été un choc, juste énorme pour lui: l’abandon de ce qu’il connaissait, ses nounous, ses copains d’orphelinat, son lit, ses aliments, son environnement habituel. On décrit ça comme un tsunami émotionnel. Le 5 janvier les autorités dominicaines nous l’ont remis après une entrevue avec la pédiatre de l’organisation, diarrhée en prime. Les crises ont succédé aux sourires: normal pour cette première étape. Nous avons quitté la capitale, Santo Domingo, pour rentrer à notre domicile de long terme à Las Terrenas le 6 janvier (J2), parfait pour lui permettre de prendre pied dans un environnement calme et préservé. Yves a dû assurer toute la logistique: courses etc. car l’enfant ne se détachait pas de Sibylle. Puis dès J3, il a pris un peu confiance, restant littéralement aimanté à sa maman, mais déjà coquin et espiègle… Dès notre arrivée le 28.12.2017 nous avons cherché des solutions pour sécuriser la maison en vue d’accueillir le pitchoun. Dès que ces aménagements ont été faits, nous avons été plus tranquilles. Sibylle est restée confinée à la maison pendant une dizaine de jours afin de préserver l’enfant de toute stimulation perturbante. Son corps devait d’abord être rassuré, peu à peu il a aussi pris la mesure de l’espace de vie sans s’inquiéter lorsque nous nous déplacions d’une pièce à l’autre. Peu à peu, il a accepté la présence de son papa. Nous avons très vite mis en place des rituels, des habitudes afin de le structurer et le rassurer. Les enfants adoptifs sont des survivants, mais au début ils ont des besoins accrus. Nous apprenons notre métier de parents, la version parents adoptants étant un cran plus exigeante. Deux grands défis de l’adoption résident dans la construction de l’attachement et l’enracinement dans le nouvel environnement de vie. Côté nourriture, nous avons dû prendre nos marques mais nous cuisinons avec plaisir les produits locaux avec de temps à autre un plaisir occidental comme un camembert pour se consoler du mauvais temps… qui dans l’intervalle s’est quelque peu amélioré, mais reste fort capricieux. Après avoir englouti la nourriture (compensatoire) les premiers jours, Jeremias a toujours un bon appétit! Et il mange de tout ou presque. Après la riflette initiale, il a eu un refroidissement… c’est désormais à notre tour d’avoir une méchante toux… Eh oui, sous les tropiques il peut faire des températures fraîches la nuit et du reste nous sommes souvent en chaussettes la journée.
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Le début d’une aventure humaine
Taïno signifie bon et noble.
Il était utilisé en opposition à la violence d’un autre groupe d’indiens appelés Caribes. Tous les experts s’accordent sur le fait que l’organisation sociale, politique et religieuse des Taïnos, l’expression de leur art, la structure de leur économie, faisaient d’eux sans aucun doute le groupe d’indigènes le plus développé de la région des Grandes Antilles (. A Cuba, les Taïnos étaient concentrés sur la pointe Est de l’île. Ils avaient de nombreuses connaissances en agriculture, pratiquaient également le tissage. Ils possédaient un répertoire varié d’expression d’art dans divers domaines: sculptures, céramiques, joaillerie, danses, musiques et poésies. C’était un peuple paisible, pacifiste et très hospitalier. Ils étaient empreints d’une grande sagesse et vivaient en parfaite harmonie avec la nature. Bien que le manioc (yuca) fût leur nourriture principale, ils amélioraient leurs repas de nombreuses façons: haricots, fruits, produits de la chasse et de la pêche. Ils cultivaient le coton, qui leur permettait de confectionner les hamacs dans lesquels ils s’allongeaient, mais aussi des cordes de fibre. Ils produisaient du tabac, qui fût importé en Europe par C. Colomb. Leur présence à Cuba et Hispañola (République Dominicaine et Haïti) et d’autres îles s’est prolongée jusqu’à l’arrivée des Espagnols. Peu après, des épidémies apportées par les Européens, et le massacre causé par les conquérants espagnols, décimèrent la population.

